Description
Adoptée en 1949 par l’Armée rouge au côté du fusil d’assaut AK-47. Avec la production massive des nouveaux fusils d’assauts, la SKS fut rapidement retirée des mains des unités de première ligne mais demeura l’arme des réservistes et des cérémonies officielles.
Elle fut largement exportée et fut produite par plusieurs pays de l’ancien Pacte de Varsovie. Parmi ceux-ci figurent la RDA (Karabiner S.), la Hongrie et la Roumanie en débutèrent la fabrication (Fusil 56M et Carabine Md. 1956) mais abandonnèrent rapidement pour produire des AK-47. Seules la Chine, la Corée du Nord et la Yougoslavie la modifièrent quelque peu.
Elle est de nos jours très appréciée sur le marché civil des armes de surplus militaire.
Historique
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il apparut nécessaire à l’Armée rouge de se doter d’un nouveau fusil pour son infanterie. En effet, les vieux Mosin-Nagant à verrou étaient dépassés et avaient en outre une cadence de tir très faible, alors que les pistolets-mitrailleurs également utilisés (PPSh-41 et PPS-43) fournissaient un volume de feu bien plus important mais manquaient cruellement de précision à longue portée. Il fut donc décidé que la nouvelle arme devait être compacte (on s’était tourné vers des armes courtes durant le conflit), semi-automatique et chambrée dans un nouveau calibre intermédiaire entre celui des Mosin-Nagant (7,62 x 54 mm R) et ceux des pistolets-mitrailleurs (7,62×25 mm).
Description


La SKS utilise la cartouche intermédiaire soviétique 7,62 × 39 mm M43. Elle dispose d’un chargeur fixe de 10 cartouches. Lors de son rechargement, une lame de 10 munitions est placée à l’entrée du magasin, puis les cartouches sont poussées à l’intérieur de celui-ci. Ses utilisateurs ne transportent donc pas de chargeurs avec eux, mais des lames-chargeurs.
Une fois les munitions introduites, la première est enclenchée dans la chambre par recul manuel de la poignée d’armement placée sur la droite de la boîte de culasse de l’arme. Après le premier tir, les gaz créés lors de la combustion de la charge de poudre des cartouches sont réutilisés pour actionner un système de pistons et de ressorts faisant reculer la culasse, éjectant l’étui de la cartouche tirée et insérant une nouvelle munition.

Contrairement à l’AK-47, la SKS ne peut être utilisée qu’en mode semi-automatique. Les mécanismes de la SKS sont bien conçus et particulièrement fiables, d’où aussi son succès dans les armées du Tiers-Monde, qui ont besoin d’armes ne demandant pas trop d’entretien.
La SKS est une arme compacte et facile à prendre en main, son canon plus long de dix centimètres et demi que celui de l’AK-47 permet une précision et une portée supérieures à celles de ce dernier. La plupart des modèles disposent en plus d’une baïonnette pliante, repliable sous le canon, qu’elle a héritée de la carabine Mosin-Nagant modèle 1944.
Carrière militaire

Bien qu’elle ait été rapidement supplantée dans les unités de première ligne de l’Armée rouge par l’AK-47, cette carabine a été employée pendant la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam, ainsi qu’au cours de plusieurs autres conflits.
Parmi les nations qui utilisèrent militairement la SKS sans la produire figurent l’Afghanistan, l’Algérie la république populaire du Congo, l’Indonésie, l’Irak, le Laos, le Liban, la Mongolie,le Maroc, la RAU (Égypte), la Syrie et le Yémen du Sud.
La SKS fut retirée du service dans les années 1960 et 1970 au sein des armées du Tiers-monde proches de Moscou au bénéfice de l’AK-47. De nombreuses armes de surplus furent revendues dans les années 1990 et des photos et récits attestent de l’utilisation de SKS par des francs-tireurs en Bosnie-Herzégovine et en Somalie, de même que dans d’autres pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est (au Timor oriental notamment) au cours des années 1990 et 2000.
L’US Army en a rencontré en Afghanistan et en Irak, les militaires français firent de même aux Comores (Opération Azalée) en Côte d’Ivoire (Opération Licorne) et au Mali (Opération Serval).
Carrière civile et criminelle
Dans les pays de la CEI, la SKS est une carabine de chasse courante.
Avec la fin de la guerre froide, de nombreuses SKS, issues des stocks du Pacte de Varsovie, ou des Carabines Type 56 neuves, affluèrent sur les marchés civils d’Amérique du Nord et d’Europe (Union européenne et Suisse). Ce phénomène explique le développement d’accessoires variés pouvant transformer une simple SKS en clone de l’AK-47 voire en fusil de sniper (bipied et lunette de visée). Ainsi, pendant les émeutes de 1992 à Los Angeles, des commerçants coréens ont utilisé des SKS pour défendre leurs magasins contre les pillards. Des SKS de surplus volées aux États-Unis, via le trafic d’armes, sont utilisées dans la guerre de la drogue au Mexique. Les groupes terroristes l’utilisent durant la guerre civile algérienne
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